Linaphar

Auteur : Charles Berthelot
Année de publication : 1010

L’amour de l’or est la racine de tout le mal de ce monde. Certaines personnes, désireuses d’en obtenir, se sont éloignées de la foi et ont percé leur cœur avec la flèche du désespoir. – Prophète d’Équinéa Jacques

L’or est le « standard » du monde connu. Depuis que les hommes ont découvert les premières veines et ont divisé les pépites en petites pièce, utilisant cette « monnaie » pour s’approprier vivres et objets. L’or prit de la valeur et devint convoitée, tant pour son usage que par avarice. Certains la vénéraient même.

Et toute cette dévotion prit forme, éventuellement, une immense pyramide apparut dans le brouillard un matin, en plein milieu de la mer. Des centaines de curieux s’amassèrent près des berges, attirés par sa lueur. Les plus téméraires décidèrent de s’y aventurer.

Personne ne sait ce qui advint de ceux qui ne revinrent pas. Certains chavirèrent avant d’atteindre la pyramide, d’autres y seraient entrés et n’en seraient jamais revenus. Les gens de la rive, pour leur part, crurent bon de prendre cet évènement comme une leçon.

Ceux qui revinrent par contre, avait compris des choses. Un homme avait ramené des livres contenant des fragments de textes qu’il avait recopié des murs de l’intérieur de la pyramide. Après les avoir partagé avec d’autres curieux, ils mirent en place un conseil des marchands et établirent des règles. Le culte de Linaphar, le culte a l’or, en serait un de principes et ne serait point risible : ce culte serait un empire financier, une ligne directrice morale et un code d’éthique à suivre au niveau commercial.

Les préceptes de Linaphar sont clairement énoncés dans sa « bible », un traité commercial qui parle des ententes conclues entre les différentes parties lors de litiges commerciaux. Le dévot, celui qui est désigné à la garde de l’établissement d’échange, sert aussi de médiateur en cas de conflit entre marchands.

La pyramide disparu un jour. L’on ne sait pas comment, ni pourquoi, cependant, on comprit que celle-ci ne fut qu’un élément déclencheur. Le nom « Linaphar » apparaissait sur les murs pour désigner une entité.

Linaphar n’a pas de prêtre. On ne peut pas dire que la « piété » existe, étant donné qu’il s’agit d’une moralité et non d’un clergé.

Un serviteur de Linaphar s’engage à respecter les ententes commerciales en vigueur dans la cité où il est actif. Il s’engage aussi à respecter les ententes étrangères lorsqu’il se rend dans une cité voisine.

Le conseil commercial d’une cité peut mettre un embargo sur des biens provenant d’ailleurs s’il juge que ceux-ci peuvent tuer l’économie locale.

Jamais un serviteur de Linaphar ne doit être pris à commercer avec ce qui peut être un marché noir. Ils ont aussi l’obligation de faire rouler l’économie locale afin de permettre un maximum de profit au sein de leur organisation ou leur guilde. Par le biais d’artisans de leur cité, ils créeront un marché, favoriseront l’emploi et permettront a d’autres de jouir aussi des bontés que l’or peut leur apporter.