Le bras armé d’Equinéa

Auteur : Grégoire Boisjoli
Année de publication : 1012

Le paladin est un porteur sacré de la foi, faisant partie de l’ordre religieux et militaire d’Equinéa. Chaque pratiquant des secrets de la chevalerie, en développe les valeurs et les coutumes sous l’influence de l’église et de la commanderie. Ils participent autant dans les conquêtes, que dans leurs missions, qui ne sont d’autre que de porter la parole de la déesse et de combattre le vice.

Comme les plus grands livres d’histoires le précisent, les paladins les plus glorieux étaient autrefois pour la plupart, rassemblés dans l’ancienne ville sainte, aussi nommée Trinsic. Ils étaient fortement réputés pour leur foi considérable envers la divinité de la lumière et de la bonté. Ils œuvrèrent également vaillamment dans l’accompagnement et la protection des pèlerins du royaume ainsi que des croyants, lors des différentes croisades qu’aurait connu ce monde.

Durant le cycle chevaleresque de cette région, Trinsic aura par la même occasion vu naître certaines légendes ancestrales. La-plus connue de tous, dans le milieu bénédictin, est sans aucun doute celle des hauts chevaliers.

Personne ne sait, si ces chevaliers sacrés ont véritablement existés. La légende dit seulement qu’il s’agirait de paladins errants, des serviteurs d’Equinéa ermites, avec un concept plus humaniste. Leurs devoirs étaient de parcourir le monde pour punir l’injustice et de défendre la faiblesse au nom de leur éthique. L’histoire raconte que la déesse elle-même, serait descendue des cieux pour leurs offrir une lame forgée par ses propres soins.

L’épopée de cette épée, raconte que cette lame légendaire, dite Le bras armé d’Equinéa aurait le pouvoir d’éclairer, même dans l’obscurité la plus maléfique. D’après l’histoire, elle ferait disparaitre n’importe quel démon ou autre être malfaisant, avec ne serait-ce qu’une simple petite éraflure portée par la pointe de cette épée.

La légende dit, que ces éminents chevaliers rôderaient dans toutes les contrées de ce monde, à la recherche de nouvelles quêtes. Cela jusqu’à ce que la mort vienne les chercher, ce qui signifiera la fin de leur mission. Alors, l’épée repartira vers le ciel et ces secrets seront dispersés à travers le monde pour être gardé par des infâmes gardiens, corrompus par la beauté d’Equinéa.

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~ Fin ~
*Après lecture de ce livre, un auteur inconnu aurait écrit une note, dans la-quelle il s’avèrerait que certains faits soient réels.*


Il faisait nuit et il pleuvait a seau ce jour-là, je devais donc me mettre impérativement à l’abri. Une fois arrivé au cœur de Yew, un guerrier équestre ce faisant appeler Nicomède, m’interpella et me demanda la direction pour rejoindre la cathédrale de ce village. Ce que je fis aussitôt en le précédent pour lui indiquer le chemin.
Cet homme était très silencieux et sa présence me laissait pressentir que j’étais véritablement en sécurité. Sur le chemin de la cathédrale, l’homme dégaina une énorme épée flamboyante qui éclaira largement notre visibilité, telle une torche allumée.

Continuant à rester silencieux, nous nous sommes tenus compagnie toute la nuit. À l’aube, Nicomède décida de se débarbouiller le visage en allant à une source d’eau non loin de ce lieu. L’épée mystérieuse resta avec moi durant sa petite absence. Avouant être pris par la curiosité, j’essayai de soulever cette énorme arme d’estoc, qui m’éjecta aussitôt dans les airs grâce à une force inconnue, en laissant s’échapper par la même occasion des paroles qui m’interdisaient de toucher cette lame, car mon cœur n’était pas assez pur.

Pris de peur suite à cette attaque inexpliquée, je décidai de plier bagage pour quitter ces lieux mystiques et revenir au royaume pour conter ce que mes yeux ont véritablement vus ce jour-là.

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